{"id":4249,"date":"2014-08-20T09:16:47","date_gmt":"2014-08-20T13:16:47","guid":{"rendered":"http:\/\/haiti-observateur.ca\/?p=4249"},"modified":"2014-08-20T09:16:47","modified_gmt":"2014-08-20T13:16:47","slug":"haollywood-eclaire-sur-freda-dantor","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/haiti-observateur.news\/?p=4249","title":{"rendered":"HAOLLYWOOD \u00c9claire sur Fr\u00e9da Dantor"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>SUR LA ROUTE DU CIN\u00c9MA <\/strong><em><a style=\"color: #000000;\" href=\"mailto:dan.albertini@reseauhem.com\">Par Dan Albertini<\/a><\/em><\/span><\/p>\n<ul style=\"text-align: left;\">\n<li><span style=\"color: #000000;\"><strong>HAOLLYWOOD \u00c9CLAIRE SUR FREDA DANTOR<\/strong><\/span><\/li>\n<li><span style=\"color: #000000;\"><strong><em>Interpr\u00e9tation, s\u00e9mantique et logique de langage dans la cr\u00e9ation d\u2019un cin\u00e9ma ha\u00eftien<\/em><\/strong><strong>\u00a0<\/strong><\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\"><em>Je veux causer d\u2019abord. Ceux Ha\u00eftiens qui produisent des films aujourd\u2019hui. Lorsque votre descendance recevra votre filmographie en h\u00e9ritage \u00e0 titre de patrimoine, acceptez-vous d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0, qu\u2019elle dise que la pens\u00e9e de transmission que vous nourrissiez \u00e9tait r\u00e9ductrice tandis que vous go\u00fbtiez \u00e0 l\u2019opportunit\u00e9 de cr\u00e9er un vrai cin\u00e9ma ha\u00eftien,\u00a0tandis que vous vous r\u00e9clamiez ascendant Standard-1804 ? J\u2019ai cette question \u00e0 l\u2019esprit en \u00e9crivant et en r\u00e9visant Haollywood. Je fixe une d\u00e9sormais maxime engag\u00e9e.\u00a0Inclusif et compl\u00e9mentaire. Qui me pousse d\u2019ailleurs \u00e0 puiser directement dans les nouvelles \u0153uvres litt\u00e9raires ha\u00eftiennes. Le cin\u00e9ma a instruit la rencontre <strong>Gifrants<\/strong>, d\u2019un sc\u00e9nario, instructive. <strong>Dauphin-Des Rosiers<\/strong>, \u00e9rudite. Esprit align\u00e9. Je dis que <strong>Nous<\/strong> devons en faire plus. Le constat \u00e9tonnera le non initi\u00e9 dans l\u2019analyse continue de Haollywood. Interpr\u00e9tation, s\u00e9mantique, logique de ce que je pr\u00e9sentais comme la <\/em><em>4<sup>i\u00e8me<\/sup> fiction sur la politique ha\u00eftienne et le cin\u00e9ma. Freda est Frida. <strong>2 CONTES PRODUCTION<\/strong> puis\u00e9 dans la litt\u00e9rature paysanne (tim tim, bwa ch\u00e8ch). D\u2019o\u00f9, l\u2019analyse \u00e9tymologique, s\u00e9mantique. Constatez par l\u00e0-m\u00eame.<\/em><em>\u00a0<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\">L\u2019\u0153il s\u00e9mantique de Haollywood sur le cin\u00e9ma existe, utilise Hollywood comme <em>rampe de lancement (C Dauphin).<\/em> Ce qui sugg\u00e8re au prime abord, qu\u2019il y aura pol\u00e9mique comme pour la musique Nemours\/Sicot. <em>D\u2019autres \u00e9coles de cin\u00e9ma ha\u00eftien.<\/em> Curieusement l\u2019histoire se renouvelle par le cin\u00e9ma cette fois-ci. Je ne serais ainsi donc face \u00e0 la critique, seul \u00e0 m\u2019inspirer. Il y a fort \u00e0 parier que ceci rentre dans le m\u00eame processus acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 \u00e9voqu\u00e9 dans <strong>HNBS<\/strong>. Notre cin\u00e9ma aimera bien <strong>La Derni\u00e8re nuit de Cincinatus Leconte<\/strong> de M Soukar, attention, ce n\u2019est pas <em>Le Bruit de la Derni\u00e8re Nuit<\/em> analys\u00e9 la semaine \u00e9coul\u00e9e, o\u00f9 je disais que le titre aurait pu \u00eatre <em>Indou des Castes, Hong Kong, Hollywood<\/em>, dans leur contexte. Alors<em>, <\/em>douze janvier 2010 a \u00e9t\u00e9 un terrible choc intime \u00e0 plus d\u2019un \u00e9gard. <em>Un choc salvateur aussi.<\/em> Oui, un drame personnel. C\u2019est en outre un point d\u2019arr\u00eat, la d\u00e9marche m\u00e9thodologique <strong>Ha\u00efti la Nation a Besoin de Stars <\/strong>s\u2019est interrompue, l\u2019heure appartenait au deuil. Il fallait donc pr\u00e9voir 2030 pour pr\u00e9venir 2015. Je l\u2019ai appris \u00e0 mes d\u00e9pens, \u00e7a m\u2019a servi. Voici <strong>Freda Dantor. <\/strong>Une dramaturgie th\u00e9rapeutique apr\u00e8s notre Hiroshima ha\u00eftien. <em>Il faut en effet se relever plus fort, comme le Japon post WWII. <\/em>Je fais encore dans la pratique du <strong>Roman Sociologique. <\/strong>Une nuance majeure, <em>Freda Dantor<\/em> explique la probl\u00e9matique de l\u2019ignorance du <em>traumatisme issu du Code noir au lendemain de 1804<\/em>. L\u2019art a fait d\u00e9faut en ce sens \u00e0 cette \u00e9poque, mais doit nous servir aujourd\u2019hui. Non \u00e0 titre de consommateur h\u00e9b\u00e9t\u00e9, mais de participant, actif, productif, expert engag\u00e9. M\u00e9taspora de Jo\u00ebl Des Rosiers en dit si long.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\">J\u2019\u00e9cris. <strong>\u00ab<\/strong><em>La douleur de la cr\u00e9ation de ce qui n\u2019existe est presque ma\u00eetris\u00e9e. \u00c7a me fait penser aux amis chr\u00e9tiens qui doivent assur\u00e9ment s\u2019interroger sur mes ambitions spirituelles. Dieu a cr\u00e9\u00e9\u00bb.<\/em> Je ne me permets d\u2019\u00e9carter la s\u00e9mantique \u00e0 ce stade \u00e9voqu\u00e9, je plonge dans l\u2019\u00e9tymologie Haollywood qui parle de l\u2019art qu\u2019est le cin\u00e9ma, puise dans les arts, pour <em>cr\u00e9er.<\/em> Je rentre dans les r\u00e8gles de l\u2019art pour une affaire post traumatique. J\u2019ai rediscut\u00e9 avec Pierre Mignault \u00e9voquant son confr\u00e8re de naissance ha\u00eftienne, la plume \u00e9rudite francophile, Jo\u00ebl Des Rosiers en l\u2019occurrence. <em>Pierre red\u00e9couvre la pens\u00e9e ha\u00eftienne disais-je derni\u00e8rement, en \u00e9tudiant \u00e0 fond, la pens\u00e9e Des Rosiers. Puisant dans <strong>M\u00e9taspora essai sur les patries intimes, <\/strong>Triptyque-2013, <\/em>un puissant ouvrage qui explore si loin la pens\u00e9e de l\u2019auteur et, <em>m\u00e9rite d\u2019\u00eatre port\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cran.<\/em> Je vois donc Des Rosiers tenter de r\u00e9soudre Freda Dantor au moment o\u00f9 il livre son profond besoin d\u2019exister, <em>d\u2019\u00eatre tout court.<\/em> <strong>FD<\/strong>. S\u2019il faut s\u2019en sortir, mais comment\u00a0? <strong>\u00ab<\/strong><em>Elle d\u00e9sirait ardemment d\u2019\u00eatre prise dans les bras d\u2019un solide male comme ceux des c\u00e9r\u00e9monies\u00bb. <\/em>Le sc\u00e9nariste n\u2019est adepte, il est exon\u00e9r\u00e9 de la peur culturelle. Il confirme l\u00e0, avoir d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cu autre chose. Emprunt.\u00a0<strong>\u00ab<\/strong><em>Rompt carr\u00e9ment avec le mis\u00e9rabilisme chez les danseurs. L\u2019image est celle des \u00e9talons noirs que l\u2019on retrouve g\u00e9n\u00e9ralement dans les shows \u00e0 Vegas. La poussi\u00e8re n\u2019est plus son artifice, mais les muscles nus\u00bb<\/em>. Migration, r\u00e9gionalisme, mots d\u00e9form\u00e9s, n\u2019ont plus la m\u00eame logique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\">C\u2019est le drame ha\u00eftien qui propose un sujet tellement c\u00e9r\u00e9bral que la complexit\u00e9 d\u00e9fie l\u2019ignorance de l\u2019expert \u00e9tranger. Pierre croit que ce peuple dont la grande vertu est le paradoxe, a besoin d\u2019une cam\u00e9ra qui le suit pour d\u00e9couvrir la dimension de <em>l\u2019ar\u00e9na cette citadelle invisible<\/em>. Cr\u00e9er ce cin\u00e9ma, d\u2019o\u00f9 Freda Dantor.\u00a0Soutenons alors la th\u00e8se psychom\u00e9trique du film, <em>jouons au doc<\/em> avec ce bagage \u00e9motionnel consid\u00e9rable, soyons Bollywood. Alors, en quoi <strong>Freda Dantor<\/strong> r\u00e9pond-il \u00e0 une conjoncture Haollywood,\u00a0o\u00f9 est notre h\u00e9ros ? Voici cr\u00e9er et d\u00e9couvrir entre interpr\u00e9tation et s\u00e9mantique. Parlons Freda. Claude Dauphin d\u00e9finit ceci dans son ouvrage <strong>Histoire du style musical d\u2019Ha\u00efti <\/strong>\u2013 Edition M\u00e9moire d\u2019encrier-2014, P.72\u00a0:\u00a0<strong>\u00ab<\/strong><em>d\u2019autres tournures, oscillant entre la m\u00e9diante, les degr\u00e9s cinq et six et l\u2019octave d\u2019une m\u00eame \u00e9chelle tonale, donnent le signal de l\u2019apparition de la d\u00e9esse, induisent la mention de son triple nom et provoquent l\u2019attente de sa manifestation\u00bb<\/em>. Question\u00a0: est-ce au contraire, l\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur d\u2019un niveau tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 au point de confondre le standard avec un esprit de possession tandis que c\u2019est en nous, cette citadelle invisible, un cran plus haut\u00a0? Logique et interpr\u00e9tation.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\">Je suis donc agr\u00e9ablement surpris au constat. Des nationaux tels que Michel Soukar prennent de plus en plus cong\u00e9 de la formule historique dure de la pens\u00e9e pour reforger l\u2019histoire par la voie du roman. Rien du d\u00e9pe\u00e7age mais une autre forme de p\u00e9dagogie plus adapt\u00e9e pour une esth\u00e9tique appropri\u00e9e du produit. Tel que je le proposais, se lib\u00e9rer du bras guerrier vindicatif.<strong>\u00a0<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>FD<\/strong> <strong>\u00ab<\/strong><em>L\u2019histoire est un m\u00e9lange d\u2019horreurs issus non de notre imaginaire mais d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 sociale post traumatique. Freda Dantor est une fiction qui rentre dans le cadre de la gestion de la catastrophe du 12 janvier 2010. Elle s\u2019y retrouve dix-huit ans plus tard et crie : <strong>\u00ab<\/strong>misy\u00e9 vin n konyin m \u2013 prends-moi mon ch\u00e9ri\u00bb. <\/em>Le pivot. Pasteur Blaz\u00e9 est interpell\u00e9 en pr\u00e9sence de son stagiaire.<em> <strong>\u00ab<\/strong>\u00c7a c\u2019est l\u2019esprit de Freda qui habite cette femme. Tu vois, elle nous a rep\u00e9r\u00e9 dans le but de nous \u00e9prouver\u00bb. <\/em>Se dirige vers Freda, applique sa formule<em>. <\/em>Imposition des mains. Malheureusement, la Bible de J\u00e9rusalem qui accompagnait la main f\u00e9tiche a frapp\u00e9 trop fort, Freda est assomm\u00e9e. Pasteur Blaz\u00e9 encore \u00e0 son second<em> : <strong>\u00ab<\/strong>vois, la puissance de Dieu a chass\u00e9 l\u2019esprit qui la poss\u00e9dait, elle a perdu connaissance\u00bb. <\/em>Il s\u2019incline vers elle, prononce une pri\u00e8re. La b\u00e9nit au non de J\u00e9sus. Freda se reprend dans les nuages, l\u2019image de Blaz\u00e9 est floue, elle sourit. Pasteur Blaz\u00e9 <em>: <strong>\u00ab<\/strong>J\u00e9sus rinmin wou\u00bb<\/em>. Il s\u2019\u00e9loigne, soulag\u00e9 et fier de son exploit.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\">Intemporalit\u00e9. Violente, aime les femmes.\u00a0<strong>\u00ab<\/strong><em>Dantor est dans l\u2019univers imaginaire ha\u00eftien une forme de la vierge. Elle est noire, avec deux cicatrices du c\u00f4t\u00e9 droit du visage h\u00e9rit\u00e9es depuis la Pologne\u00bb<\/em>. Freda, autre version de la vierge, blanche, sympathique, amoureuse. Les observations du psychologue Kenneth Clark se retrouvent (le test de la poup\u00e9e blanche et de la poup\u00e9e noire-1950). La cam\u00e9ra plonge dans un pass\u00e9 lointain, retourne en Am\u00e9rique s\u00e9gr\u00e9gationniste pour expliquer le pr\u00e9sent. Les images sont fig\u00e9es, des portraits peints. Freda et Dantor ne sont jamais sur le plateau. Elles sont intemporelles en Ha\u00efti, prennent possession. <em>Etymologie,<\/em> s<em>\u00e9mantique. On les retrouve chez Claude Dauphin-2014.<\/em><strong>\u00a0<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\">Temporalit\u00e9. Le choc \u00e9motionnel est violent,<strong> FD<\/strong> est amput\u00e9e de la jambe gauche \u00e0 huit ans. Sauv\u00e9e miraculeusement par un tr\u00e8s jeune pasteur, Blaz\u00e9. Les images sont apocalyptiques. Mais Depestre affirme une citadelle invisible, comment la trouver\u00a0? <strong>\u00ab<\/strong><em>Freda a vingt-six ans. Elle est install\u00e9e sous une pergola en paille pr\u00e8s d\u2019un p\u00e9ristyle o\u00f9 des adeptes dansaient un rythme samba. Elle a \u00e9t\u00e9 recueillie par un parent pratiquant du vaudou, mais, ne pouvait participer aux rites de danses enflamm\u00e9es souvent ex\u00e9cut\u00e9es presque nues. Dix-huit ans de provocation, ce qui avait pour vertu d\u2019\u00e9veiller en elle tous les sens aigus de la sexualit\u00e9. Combien de fois le mont de v\u00e9nus s\u2019est dilat\u00e9, pour la laisser avec ses fantasmes\u00bb<\/em>. Amput\u00e9e, douleur fant\u00f4me confondue en mal\u00e9diction, invisible, folie l\u00e9g\u00e8re. Elle a compris qu\u2019aucun homme ne voudrait d\u2019elle. <em>Le revers de la m\u00e9daille Depestre.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\">Mais la citadelle.\u00a0<strong>\u00ab<\/strong><em>Ce jour-l\u00e0, encore \u00e0 jeun \u00e0 la mi-journ\u00e9e, sa jambe amput\u00e9e ne paraissait pas sous le drap sal qui la recouvrait mais laissait appara\u00eetre la cuisse droite au passage de pasteur Blaz\u00e9\u00bb. <\/em>Zoom ! Pasteur Blaz\u00e9 est devenu un pr\u00e9dicateur qui vit aux d\u00e9pens de l\u2019aide missionnaire am\u00e9ricaine depuis dix-huit ans<em>. <\/em>Ils sont persuad\u00e9s de sa vocation de pr\u00e9dicateur z\u00e9l\u00e9, de gu\u00e9risseur au nom de J\u00e9sus. Dieu l\u2019avait b\u00e9ni mais sur son terroir. Notion, le film d\u00e9nonce<em>. <strong>\u00ab<\/strong>Il ne saurait alors reconnaitre la petite Freda qui avait huit ans en 2010, quand il s\u2019approcha d\u2019elle\u00bb. <\/em>Il retourna par le m\u00eame chemin qui l\u2019avait confront\u00e9 au milieu du jour \u00e0 Freda, ignorant totalement qu\u2019un autre miracle l\u2019attendrait au m\u00eame endroit. <strong>\u00ab<\/strong><em>Freda r\u00eava de fait, qu\u2019un homme l\u2019avait prise dans ses bras. En \u00e9tat d\u2019hypoglyc\u00e9mie, elle a vu le pasteur Blaz\u00e9 si pr\u00e8s d\u2019elle que la sensation de la faim s\u2019est transform\u00e9e en une jouissance sexuelle. Une explosion dans sa t\u00eate. L\u2019action se passe l\u00e0, et lui appartient\u00bb<\/em>. Freda soulag\u00e9e \u00e0 demi de son fantasme sexuel d\u00e9lurant, s\u2019est lev\u00e9e ce jour-l\u00e0 pour se pr\u00e9parer dans l\u2019espoir que son bienfaiteur repasserait par l\u00e0. Elle s\u2019installa par contre en face, sur l\u2019autre bord du chemin \u00e0 cause du soleil. C\u2019est ainsi que son regard croisa de loin celui de pasteur Blaz\u00e9. Une fois \u00e0 sa port\u00e9e, elle lui dit :\u00a0<strong>\u00ab<\/strong><em>emm\u00e8ne-moi avec toi, je ne veux plus rester sous ce p\u00e9ristyle\u00bb<\/em>. L\u2019index point\u00e9 en face. Un grand portrait de Dantor avec ses cicatrices le regardait du haut du mur. Blaz\u00e9 crut \u00e0 une conversion miraculeuse.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\">Le film va finir sur un transfert \u00e9tonnant. La sc\u00e8ne rentre dans une autre dimension. Politique. Le r\u00e9cit est d\u2019une autre version. Quand l\u2019\u00e9tat ha\u00eftien commen\u00e7ait \u00e0 recevoir les dons en faveurs des d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9s du s\u00e9isme, c\u2019\u00e9tait beaucoup trop tard pour la majorit\u00e9. Cela a eu des effets catastrophiques sur la vie des estropi\u00e9s et des orphelins. D\u2019o\u00f9 Freda Dantor devenue s\u0153ur Frida. Freda \u00e9tait encore une fois victime dans son pays, mais de son propre pays. Les animateurs culturels ne la voyaient pas lors de leurs tourn\u00e9es de motivation financ\u00e9es par des organismes internationaux. C\u2019est sur cette note que prend fin le film, l\u2019image anim\u00e9e de Freda qui s\u2019\u00e9loigne avec une proth\u00e8se financ\u00e9e par les missionnaires \u00e9trangers. Etymologie de Frida.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Les consid\u00e9rants<\/strong> <strong>externes<\/strong>.\u00a0<strong>\u00ab<\/strong><em>La psychanalyse verra la fabuleuse magie du contact humain tandis que la religion a v\u00e9cu un miracle. Cependant, dans la t\u00eate de Freda, l\u2019image est modul\u00e9e autrement. Elle a v\u00e9cu l\u2019effet de ce que Jupiter a fait \u00e0 Junon\u00bb. <\/em>Traduisons, ce que Ogoun ferait \u00e0 Freda. Avec tellement de puissance chez lui. Autant d\u2019hyst\u00e9rie chez elle. C\u2019est peut-\u00eatre l\u00e0 o\u00f9 Depestre. <em>Citadelle invisible. <\/em>Rien de<em> ti l\u2019home \u00e0 l\u2019\u00e9tranger de Fayolle Jean, la vision cin\u00e9matographique qui ira peut-\u00eatre aider \u00e0 la d\u00e9formation d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 nationale travestie gr\u00e2ce \u00e0 un sch\u00e9matisme folklorique et aberrant pour d\u00e9floration de la conscience nationale. <\/em>C\u2019est dans une autre dimension, le cas Des Rosiers,<em> logique et oralit\u00e9 d\u2019une patrie intime. <\/em>Condamn\u00e9s voyageurs malgr\u00e9 nous, commer\u00e7ons ainsi les go\u00fbts et phobies par la migration. Enrichissons la d\u00e9finition orale de la pens\u00e9e, des besoins. Yvon Ch\u00e9ry, int\u00e9r\u00e9ss\u00e9 par le cin\u00e9ma, constate que la mimique artistique ha\u00eftienne est meilleure dans la transmission orale, que par la lecture du script acad\u00e9mique. La s\u00e9mantique est dans le r\u00e9el. M\u00e9moire.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>L<\/strong>a c<em>r\u00e9ation de la star-acteur<\/em>. Le film pourrait para\u00eetre comme un m\u00e9lange d\u2019\u00e9sot\u00e9risme et d\u2019horreurs, mais c\u2019est en fait un drame social qui se termine par une issue plus r\u00e9confortante. Quelle \u00e9cole ! Le r\u00e9alisateur choisit d\u2019embellir les sc\u00e8nes de volupt\u00e9, mais propose la lucidit\u00e9 pour exposer la douleur et le malheur, comme le linge sale. Le personnage de Freda Dantor est authentique. Jessica G\u00e9n\u00e9us pourrait bien jouer le r\u00f4le de <strong>Frida. Nous avons l\u2019embarras du choix avec\u00a0\u00ab<\/strong><em>Cependant, je suis persuad\u00e9 qu\u2019en allant chercher une actrice telle que Fabienne Colas, quand on conna\u00eet l\u2019emploi de ses charmes devant la cam\u00e9ra, le casting aurait-il mieux r\u00e9ussi le coup de la sensualit\u00e9\u00bb<\/em>. Je termine en disant ceci\u00a0: allez voir ou, revoir <strong>Tous les matins du monde<\/strong>. Vous comprendrez l\u2019importance, la capacit\u00e9 aussi de faire le deuil. Mais avant tout, nous devons savoir si Haollywood est un moule qui d\u00e9finira l\u2019or ou, l\u2019or qui prendra la forme du moule. Miraculeusement les deux \u00e0 la fois. Nous poursuivrons en avant derni\u00e8re avec <a href=\"http:\/\/haiti-observateur.ca\/?p=2534\"><strong>Le Fr\u00e8re du Pr\u00e9sident<\/strong><\/a>.<\/span><\/p>\n<ul style=\"text-align: left;\">\n<li><span style=\"color: #000000;\"><em>Merci d\u2019y croire\u00a0!<\/em><\/span><\/li>\n<li><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"mailto:dan@danalbertini.com\">dan@danalbertini.com<\/a><\/span><\/li>\n<\/ul>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\">cet article est publi\u00e9 par l\u2019hebdomadaire Ha\u00efti-Observateur, \u00e9dition du 20 ao\u00fbt 2014, <strong>VOL XXXXIV No.34<\/strong>, New York et se trouve en <strong>P.8<\/strong> \u00e0\u00a0:<\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\">autre article sur le sujet :\u00a0<\/span><\/p>\n<div id=\"main\">\n<div id=\"wrapper\">\n<div class=\"container pagecontent\">\n<div id=\"sitemain\" class=\"site-main \">\n<div class=\"contentarea\">\n<article id=\"post-3959\" class=\"single-post post-3959 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-haiti category-cinema tag-dan-albertini tag-freda-dantor tag-frida tag-frontiere tag-haiti-observateur tag-pasteur-blaze tag-traumatisme\">\n<div class=\"entry-content\">\n<ul>\n<li><span style=\"color: #000000;\"><strong><a style=\"color: #000000;\" href=\"http:\/\/haiti-observateur.ca\/?p=3959\">14 Mai 2019<\/a> ou <a style=\"color: #000000;\" href=\"http:\/\/divainternational.ch\/sur-la-route-du-cinema-par-dan-albertini-dan-albertini-reseauhem-ca-freda-dantor-4ieme-fiction-sur-la-politique-haitienne-et-le-cinema-mettant-en-vedette-freda-dans-le-role-de-frida-une-production-2-contes-production.html\">Fr\u00e9da Dantor<\/a> 8 Ans 361 Jours 18 Mai 2012 &#8211;\u00a0<\/strong><em><strong>Histoire,\u00a0drame et d\u00e9rive d\u2019une r\u00e9publique \u00e9tourdie qui fait appel au grand \u00e9cran<\/strong><\/em><\/span><\/li>\n<li><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"http:\/\/divainternational.ch\/sur-la-route-du-cinema-par-dan-albertini-dan-albertini-reseauhem-ca-freda-dantor-4ieme-fiction-sur-la-politique-haitienne-et-le-cinema-mettant-en-vedette-freda-dans-le-role-de-frida-une-production-2-contes-production.html\">Fr\u00e9da Dantor<\/a> 4i\u00e8me fiction sur la politique ha\u00eftienne (<a style=\"color: #000000;\" href=\"http:\/\/divainternational.ch\/sur-la-route-du-cinema-par-dan-albertini-dan-albertini-reseauhem-ca-freda-dantor-4ieme-fiction-sur-la-politique-haitienne-et-le-cinema-mettant-en-vedette-freda-dans-le-role-de-frida-une-production-2-contes-production.html\">Diva International Magazine<\/a>)<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/article>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>SUR LA ROUTE DU CIN\u00c9MA Par Dan Albertini HAOLLYWOOD \u00c9CLAIRE SUR FREDA DANTOR Interpr\u00e9tation, s\u00e9mantique et logique de langage dans la cr\u00e9ation d\u2019un cin\u00e9ma ha\u00eftien\u00a0 Je veux causer d\u2019abord. Ceux Ha\u00eftiens qui produisent des films aujourd\u2019hui. Lorsque votre descendance recevra&#8230; <\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":3961,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10,25,55],"tags":[615,946,987,1079,1096,2149],"class_list":["post-4249","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cinema-2","category-haiti","category-litinter","tag-dan-albertini","tag-freda-dantor","tag-geneus","tag-hait-observateur","tag-haollywood","tag-semantique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/haiti-observateur.news\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4249","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/haiti-observateur.news\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/haiti-observateur.news\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/haiti-observateur.news\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/haiti-observateur.news\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4249"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/haiti-observateur.news\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4249\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/haiti-observateur.news\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/haiti-observateur.news\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4249"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/haiti-observateur.news\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4249"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/haiti-observateur.news\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4249"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}